Les questions internationales et la politique européenne en matière de défense occupent la vie politique néerlandaise et les débats au Parlement. La transparence étant un des sujets mis en avant lors de la formation du Gouvernement actuel, objet de débat et de critique, elle marque les pratiques de communication en place.
Ainsi, depuis 1906 et selon le modèle du Parlement britannique, la deuxième Chambre connait une session hebdomadaire, le mardi après-midi (14h.-15h.), pendant laquelle tout député peut poser une question au Gouvernement (het vragenuurtje). Trois ou quatre questions sont sélectionnées par le président de la Chambre, parmi les plus ou moins vingt-cinq questions reçues. L’auteur de la question est invité à poser sa question à laquelle le ministre concerné par le sujet répond. Le débat se poursuit avec les interventions des députés qui le souhaitent. Les questions d’actualité peuvent ainsi être traitées rapidement en permettant un débat pour les députés réagissant aux informations fournies par les autorités politiques.
Et après chaque conseil des ministres hebdomadaire, le Premier Ministre répond aux journalistes lors d’une conférence de presse. Les questions qui concernent la position du Gouvernement face à la politique européenne sont récurrentes.
À la Chambre, si les questions internationales provoquent des débats animés, d’autres sujets sont actuels, comme le problème que pose le loup dans la cohabitation avec hommes et animaux de la ferme.
Pour obtenir que le débat ait lieu à la Chambre, Caroline van der Plas (BBB, parti des paysans) a dû le demander onze fois, entre septembre 2024 et février 2025. La question est de savoir quelle attitude avoir face au loup, animal protégé et, depuis 2015, de nouveau présent aux Pays-Bas avec un rôle important dans la chaine alimentaire. Le loup ne fait en effet pas de différence entre des bêtes sauvages et des agneaux/moutons et c’est l’éleveur qui en fait les frais, lorsque ses agneaux sont mis à mort par le loup. Comment vivre en sécurité avec cet animal, sans trop de conflits ?
Un autre débat qui oppose une moitié de la Chambre à l’autre concerne la solution à trouver pour répondre à la pénurie de cellules mais aussi de gardiens dans les prisons. Aujourd’hui, on libère généralement les détenus trois jours plus tôt que la date de la fin de leur détention. La secrétaire d’État à la Justice et la sécurité propose de libérer deux semaines plus tôt les détenus condamnés à des peines d’un an maximum, pour faire de la place pour les nouveaux détenus.